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Goito, à une distance à peu près égale de ces deux villes et de Pcsehiera,par conséquent à peu près vis-à-vis du centre de la ligne du .Mincio. Lethéâtre des opérations de la journée du 24 se divisait donc en deux par-ties bien différentes d’aspect et de disposition : d’un côté, un groupe detrente ou trente-deux mamelons qui, partant de Solferino , courent versMantoue ; de l’autre, une plaine ouverte à perte de vue dans la directiondes montagnes de Parme : c’est la Campagna di Medola.
Sur ce terrain, l’armée sarde formait l’aile gauche, l’armée françaisela droite; celle-là campait à Desenzano et dans les environs, celle-ci ve-nait de Castiglione et de Medole. Les deux armées ennemies marchaienlde Iront, sur une ligne droite : les Autrichiens du levant au couchant,les Franco-Sardes du couchant à l’orient. Dans un espace de douze àquinze kilomètres de long et de cinq à six de large, quatre cent millehommes et six cents pièces de canon marchaient les uns contre les autres.François-Joseph F 1 ' et Napoléon III commandaient les deux armées enpersonne.
L’empereur d’Autriche avait dégarni ses places fortes du quadrilatèreet tiré de l’Allemagne tout ce qu’il avait pu en tirer d’hommes validespour jouer cette grande partie. 11 avait posté, sur les hauteurs de San-Marlino à Pozzolengo, quarante mille combattants et soixante pièces decanon pour foudroyer l’armée piémontaisc ; il avait couvert les mamelonsde. Solferino à Cavriana, et la plaine de Guidizzolo , de cent cinquantemille soldats avec deux cent cinquante pièces d’artillerie ; il avait, enoutre, trente mille chevaux et un parc de six batteries à fusées.
L’ennemi avait donc à sa disposition neuf corps d’armée, s’élevant en •semble à deux cent cinquante mille hommes.
A ces forces si considérables Napoléon III n’opposait que quatre corpsd’armée, la garde impériale et l’année sarde. En raison des solides occu-pations de certains points vulnérables du pays, chaque corps avait déjàdétaché quelques-unes de ses fractions. Les Franco-Sardes présentaientdonc sur le champ de bataille :
■I e1 ’ corps : pour quarante et un bataillons cl seize escadrons, vingt etun mille fantassins et dix-huit cents cavaliers ;
2 e corps : pour vingt-sept bataillons et huit escadrons, quatorze millefantassins et neuf cents cavaliers ;
o e corps : pour trente-neuf bataillons et seize escadrons, vingt millefantassins et dix-huit cents cavaliers ;
4 e corps : pour trente-neuf bataillons et huit escadrons, vingt millefantassins et neuf cents cavaliers.