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Campagne de Piémont et de Lombardie en 1859 / par Amédée de Cesena
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. LITALIE CONFÉDÉRÉE

composant les garnisons de Vérone , de Mantoue et de Peschiera ; et cestainsi, comme on vient de le voir, quil avait pu réunir neuf corps d'armée,forts ensemble de deux cent cinquante mille hommes, qui savançaientvers la Chiese en couvrant la plaine et les hauteurs.

Cette force immense paraissait sêtre partagée en deux armées ; cellede droite, daprès les notes trouvées, après la bataille, sur un officier au-trichien, devait semparer de Lonalo et de Casliglione ; celle de gauchedevait se porter sur Monlechiari. Les Autrichiens croyaient que toutenotre armée navait pas encore passé la Chiese, et leur intention était denous rejeter sur la rive droite de cette rivière.

Les deux armées, en marche lune contre lautre, se rencontrèrentdonc inopinément. A peine les maréchaux lîaraguey-dIlilliers et de Mac-Mahon avaient-ils dépassé Castiglione, quils se trouvèrent en présence deforces considérables qui leur disputèrent le terrain. Au môme instant, legénéral Niel se heurtait contre lennemi à la hauteur de Medole. Larméedu Roi, en route pour Pozzolengo, rencontrait de même les Autrichiensen avant de Rivoltella, et, de son côté, le maréchal Canrobert trouvait levillage de Castelgoffredo occupé par la cavalerie ennemie.

Tous les corps de larmée alliée étant alors en marche à une assezgrande distance les uns des autres, lEmpereur se préoccupa tout dabordde les relier, afin quils pussent se'soutenir mutuellement. A cet effet,Sa Majesté se porta immédiatement auprès du maréchal duc de Magenta,qui était à droite dans la plaine et qui sétait déployé perpendiculairementà la route qui va de Castiglione à Goito. Comme le général Niel ne parais-sait pas encore, Sa Majesté fit hâter la marche de la cavalerie de la gardeimpériale, et la mit sous les ordres du.duc de Magenta, comme réserve,pour opérer dans la plaine sur la droite du deuxième corps. LEmpereurenvoya en même temps au maréchal Canrobert lordre dappuyer le géné-ral Niel autant que possible, tout en lui recommandant de se garder àdroite contre un corps autrichien qui, daprès les avis donnés à Sa Ma-jesté, devait se porter de Mantoue sur Azola .

Ces dispositions prises, lEmpereur se rendit sur les hauteurs, aucentre de la ligne de bataille, le maréchal Baragucy-dIIilliers, tropéloigné de larmée sarde pour pouvoir se relier avec elle, avait à lutter,dans un terrain des plus difficiles, contre des troupes qui se renouve- ,laient sans cesse.

Le maréchal Baraguey-dHilliers était néanmoins arrivé jusquau piedde la colline abrupte au sommet de laquelle est bâti le village de Solfe-rino, que défendaient des forces considérables retranchées dans un vieuxchâteau et dans un grand cimetière, entourés lun et lautre de murs

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