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L’ITALIE CONFÉDÉRÉEla destination qui lui sera donnée. Ainsi s’accompliront et les noblespensées de Votre Majesté et le vœu des familles et du pays.
« Je suis avec le plus profond respect,
« Sire,
« De Votre Majesté
Le très-humble, obéissant et fidèle serviteur,
« Le ministre secrétaire d’État au département des cultes ,
« Rouland. »
De tels sentiments répondaient trop bien à la pensée de Napoléon 111pour que la proposition de son ministre des cultes ne fût pas accueillieavec empressement par Sa Majesté Impériale. Le Moniteur du 13 aoûtpubliait donc le décret suivant :
« NAPOLÉON,
« Par la grâce de Dieu et la volonté nationale, Empereur des Français,
« A tous présents et à venir, salut :
« Sur le rapport de notre ministre secrétaire d’État au département del'instruction publique et des cultes ;
« Vu le décret du 20 septembre 1852, qui a ordonné la constructiond une nouvelle cathédrale à Marseille ,
« Avons décrété et décrétons ce qui suit :
« Article unique. Une chapelle funéraire, dédiée à la mémoire des offi-ciers, soldats et marins morts au service de la patrie pendant les cam-pagnes d’Afrique , d’Orient et d’Italie , sera érigée dans la nouvelle cathé-drale de Marseille .
« Une messe y sera dite tous les jours à leur intention par un chapelaindont la nomination sera agréée par nous.
« Pi’ovisoircment, cet office sera célébré dans l’église de Notre-Dame-de-la-Garde par les soins de l'évêque diocésain.
« Fait au palais de Saint-Cloud, le 11 août 1859.
« NAPOLÉON.»
Les élats ofticiels des pertes de l’armée française à la bataille de Solfe-rino n’ont pas été publiés, mais des relevés approximatifs les portent àdouze mille hommes environ hors de combat, en y comprenant les dispa-rus et les blessés.
Les Autrichiens n’ont pris qu’un très-petit nombre de prisonniers.Cependant quelques soldats et quelques officiers français ont eu la douleur