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Campagne de Piémont et de Lombardie en 1859 / par Amédée de Cesena
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LITALIE CONFÉDÉRÉE

Quelques semaines après la prise de Vicence , ce fut encore par lavisdu général de Hess, qui prévalut dans le conseil, que larmée ennemiefut attaquée à Custoza et à Somma-Compagna. On sait le résultat de cettebataille, à la suite de laquelle les Piémontais repassèrent le Tessin et lar-mée autrichienne rentra à Milan , le baron de Hess, retiré sous les beauxombrages de la Yilla-Rcale, médita le plan de cette courte et brillantecampagne qui, peu de mois après, se termina à Novare . Le baron de Hessdevait être moins heureux contre la France de 1859.

LEmpereur repassant à travers Milan , y visita de nouveau les bles-sés, distribuant, dans les salles de l'hôpital militaire, des croix et des mé-dailles. Le souvenir de ces glorieux mutilés de la guerre ramène la penséevers les utiles et modestes services du corps des officiers de santé.M. Cliampouillona publié sur le rôle des médecins militaires en campa-gne dintéressants détails quil est juste de placerdans ce chapitre.

« Toutes les fois quune rencontre avec lennemi est concertée ou pré-vue, dit M. Champouillon, le commandant de larmée réunit tous leschefs de service, et, sans livrer plus quil ne convient le secret de sesvues, il prend avec eux les dispositions nécessaires pour assurer danstoutes scs parties le succès de lentreprise. Pour ce qui le concerne, lemédecin en chef des ambulances procède immédiatement à la rechercheet au choix des locaux les plus propres à recevoir et à abriter les blessés.On affecte de préférence à cette destination les couvents, les usines, leséglises, les fermes, les châteaux, que lon découvre au voisinage du lieu le combat sera livré. Un drapeau rouge placé sur le point le plus élevéde ces habitations y signale la présence dun personnel dambulance. Cetterecherche se fait souvent au moment même de laction; à mesure quel cnnemi recule, on sinstalle dans les retranchements, les maisons, lesforts, quil occupait, de manière quaucun blessé ne reste sans se-cours immédiat.

« Il est prudent néanmoins pour la sécurité du médecin et pour celledes malades, de ne pas suivre de trop près les mouvements des combat-tants, parce quun retour offensif et une surprise de la part de lennemisont toujours à craindre.

« A mesure que les hommes sont frappés dans les rangs, ils se rendentd'eux-mêmes aux ambulances volantes, quand ils ne sont que légèrementatteints, et, dans le cas contraire, ils y sont transportés au moyen debrancards ou de cacolets , espèce de fauteuils fixés de chaque côté du bâtd'un mulet. On appelle ambulances volantes celles qui suivent daussiprès que possible les colonnes engagées dans un combat* Chaque régi-