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Puis venaient :
Toute la garde impériale ;
Le maréchal Raraguey-d'Hilliers, à la tète du premier corps ;
Les quatre drapeaux autrichiens pris à l’ennemi, portés, savoir :
Le 1 er , par un chasseur à pied de la garde, et escorté par deux soldats dechaque régiment de la garde ;
Le ^ e , par des soldats du premier corps, dans le même ordre que pourla garde ;
Le 5 e , par des soldats du deuxième corps, dans le même ordre que pourla garde ;
Le 4 e , par des soldats du quatrième corps, dans le même ordre quepour la garde ;
Les trente-huit canons autrichiens;
Le maréchal duc de Magenta, à la tète du second corps ;
Le maréchal Canrobert , à la tête du troisième corps ;
Le maréchal Niel, à la tète du quatrième corps ;
11 serait difficile, ainsi que le constata le Journal des Débats du 15 août,de dépeindre toutes les scènes enthousiastes qui ont éclaté sur le passagede chaque corps. Partout les applaudissements, les bravos, les acclama-tions retentissaient depuis le sol jusqu’au faîte des maisons : les mou-choirs s'agitaient, les bouquets et les couronnes plcuvaient de toutes lesfenêtres.
L’allure vaillante de la ligné, la belle tenue de la garde, les agiles clintrépides chasseurs de Yincennes, les zouaves populaires, les lurcosavec leur teint basané et leur costume oriental ; l’artillerie si imposante,au milieu de laquelle les canons rayés excitaient une vive curiosité ; legénie, dont tout le monde connaît la science, le dévouement et la mo-destie ; la cavalerie, où se distinguaient les chasseurs avec leurs chevauxgris pommelé, les guides, les dragons de l’Impératrice et les cuirassiers,ont tour à tour reçu des témoignages de l’admiration la plus sympathiqueet la plus ardente. Les maréchaux Ilegnaud de Saint-Jean-d’Angély , Ra-raguey-d’IIilliers, de Mac-Mahon, Canrobert, Niel, en qui se person-nifiaient les souvenirs de Magenta et de Solferino, ont été successivementcouverts d’applaudissements.
Les cantinières au costume élégant, quelques infirmières mêlées auxsoldats qu’elles avaient soignés sur les champs de bataille, ont eu leurpart des acclamations populaires.
Mais ce qui a eu particulièrement le privilège d’exciter les transportsde la foule, c’est la vue des drapeaux des régiments, qui tous sans excep-tion sont lacérés, mutilés, déchirés, et dont quelques-uns n’ont con-