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Campagne de Piémont et de Lombardie en 1859 / par Amédée de Cesena
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CONCLUSION

ville neutre, leurs plénipotentiaires pussent régulariser lesbases de paix arrêtées à Villafranca, en les formulant en traitésdéfinitifs.

Zurich , cité de la Suisse , a été cette ville.

Cest que les plénipotentiaires de la France , de lAutriche etdu Piémont se sont réunis.

Ces plénipotentiaires ont rédigé trois traités, qui sappellentles instruments de paix de Zurich , le premier entre la France etlAutriche , le second entre la France et le Piémont, le troisièmeentre le Piémont et lAutriche .

Le premier règle les conditions de la cession de la Lombardie àla France .

Le second rétrocède cette même Lombardie au Piémont auxmêmes conditions.

Le troisième rétablit les relations de paix et damitié entrelAutriche et le Piémont.

Cette œuvre de régularisation est achevée.

Mais il ne dépendait pas des contractants de Zurich de ciderentre eux des questions complexes que comporte la réorganisationde lItalie , questions dans lesquelles des tiers sont directement in-téressés.

Ainsi lempereur des Français et lempereur dAutriche ont sti-pulé la restauration de la dynastie de Lorraine à Florence : maisvoici que la Toscane repousse énergiquement cette restauration.

Ainsi encore ces deux puissants souverains ont entendu querien ne serait retranché des États de lÉglise et quon se borne-rait à solliciter du Pape des améliorations et des réformes dansladministration civile de ces États.

Mais voici également que les Romagnes entendent se soustraireà lautorité temporelle du Souverain Pontife.

Voici enfin que toute lItalie centrale réclame son annexion auPiémont, ce qui modifierait profondément léquilibre européen etchangerait ainsi les conditions dexistence de la confédération pro-jetée dans lentrevue de Villafranca.