INTRODUCTION.
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taient pas faits pour savoir l’apprécier , avaitrecueilli les débris de nos armées , et protégéle retour de celle de Naples ; il détendait alorsles Apennins avec une poignée de braves.
Mais enfin arriva la révolution du 18 bru-maire ; à un gouvernement qui était devenuignorant, dissipateur, faible, ombrageux et dé-fiant, succéda un gouvernement éclairé, ferme,économe, juste et libéral. Les armées se ressen-tirent promptement de ce changement, et pardes améliorations marquées dans les servicesadministratifs, et par une plus grande stabilitédans leur organisation. La profession militairereprit alors la considération qu’elle méritait, etqu’elle aurait toujours dû tenir de la reconnais-sance nationale. La saison était cependant tropavancée et trop rigoureuse pour que les événe-ments de la guerre pussent être bien importants,et qu’on pût songer à faire avec succès unecampagne d’hiver. Le directoire l’eût peut-êtreordonnée, mais les consuls donnèrent une grandepreuve de leur prudence et de la justesse deleurs vues, en ajournant la victoire, afin de larendre plus certaine.
Ce ne fut qu’au milieu du printemps de l’an 8que s’ouvrit cette campagne, si remarquablepar la hardiesse de sa conception , l’audace deson exécution , la rapidité des mouvements ,