vallée d’Urseren , et sachant qu’ils occupaienten force les passages du pays des Grisons , mar-cha contre eux sur deux colonnes : une d’ellestourna le Saint-Gothard parAiroio, tandis quela principale se dirigea par le lac cl’Oher-alp.Celle-ci força le chemin de Disentis , quoiquedéfendu avec vigueur par les trois bataillonsdu régiment de Kerpen , qui lurent complè-tement battus et poursuivis jusqu’à Tavetsch .11 n’y en eut qu’une faible partie qui s’échappa,et qui parvint à se retirer jusqu’à Disentis .
Tel fut le dernier événement de ces troisjournées de combats, qui marquèrent l’époqueà laquelle l’armée du Danube reprit l’offensive.Elles présentent les plus heureux résultats. In-dépendamment de la prise de trois mille cinqcents prisonniers , nous reconquîmes une grandeétendue de pays; mais ce qui fut encore plusessentiel , ce lut l’effet moral que ce succèsproduisit sur l’esprit de nos propres troupes ,et sur l'opinion des habitants de l’Helvétie, etdont l’influence fut extrêmement avantageusepour nous, sous tous les rapports politiques etmilitaires. Cependant, malgré la défaite de sonaile gauche , l’armée autrichienne conserva saposition à sa droite et sur son centre; et ce nefut qu’un mois plus tard que s’effectua le mou-vement général qui devait rejeter entièrement