Vogelsang qu’on voulait inspirer de la jalousieà l’ennemi, c’était à Brugg que l’on s’occupaitdes préparatifs les plus ostensibles. Là, tous lesouvriers étaient en mouvement; on équipait,en forme de ponts volants, deux des plus grandsbateaux du lac de Lucerne ; on construisait, à lahâte , degrands radeaux avec des bois qu’on avaittirés du canton de Soleure ;on faisait des réqui-sitions d’agrès , de rames et de toutes sortes d’ob-jets^ de nature à faire présumer qu’on méditaitune attaque sur ce point. On y faisait arriverde toute part des compagnies de pontoniers ,et même celles destinées au passage de Diet-tikon. Enfin, on ne négligea rien pour donnerle change à l’ennemi, et l’on y réussit complè-tement.
Tous ces préparatifs terminés (i), Je général
(i) Tous les préparatifs ayant rapport au service desponts étaient terminés avant le premier complémentairean y ; j’eusse désiré que le premier jour de l’an 8 eût étéchoisi pour porter ce grand coup à l’ennemi, mais lesmoyens de la division Soult n’étant pas encore prêts,le général Masséna fixa d’abord l’instant de l’attaque au4 vendémiaire, et ensuite définitivement au 3. Ce nefut que le i.", à cinq heures du soir, qu’il me confiaqu’il voulait l’avancer de vingt-quatre heures, et queson dessein était de passer, le 3, au point du jour. Le