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lui procuraient des retraites assurées, tandis quedès les premiers instants nous ne pouvions avoiraucun bâtiment armé à lui opposer. Aussi vint-ilune fois insulter la ville d’Arbon devant laquelleil manœuvra avec dix-huit chaloupes, et aprèscette bravade, il disparut sans autre succès qued’y avoir }eté quelques boulets. Le général Le-courbe, dès qu’il eut pris le commandement del’aile droite, s’occupa des moyens de lui opposerune flottille, sinon égale en nombre, au moinstrès-supérieure par l’adresse , l’habileté et labravoure de ceux qui devaient la manœuvrer.On commença dans le fort de l’hiver, qui futdes plus âpres, la construction et l’armementde six chaloupes canonnières; elles furent misesen chantier à Roschach, et pour accélérer letravail, on profita de la carcasse de vieux ba-teaux submergés dans ce port, qu’011 se contentade rétablir. Les mêmes pontoniers, qui devaientles monter , furent chargés de cette construc-tion , et elles furent terminées avant le prin-temps; on y en ajouta ensuite deux autres, cequi porta à huit le nombre total des bâtimentsarmés, composant la flottille cjue nous fûmes enétat d’opposer à celle de Williams. Sans pouvoirêtre employée d’une manière directe au passagedu Rhin , elle pouvait nous servir à des diver-sions utiles j soit à la tête du grand lac, soit