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soir. Le 8 au matin, l’équipage de pont, précédédes bateaux de débarquement, se mit en mou-vement ; le convoi était organisé dans le mêmeordre, que nous avions suivi pour le passage dela Limât; et comme il avait plusieurs marchesà faire pour arriver à sa destination, les prin-cipaux officiers de pontoniers et les conduc-teurs avaient chacun une copie de l’état de sadistribution, afin qu’ils pussent veiller plus faci-lement à ce que l’ordre ne fût jamais dérangé,et que chaque voiture conservât exactement lerang qui lui avait été assigné. On dirigea ceconvoi par Embrach, Pfungen , Nefftembach, etHenhart sur Andelfingen , où il arriva vers lesoir ; il passa encore la Thur le même jour, etvint parquer entre ce bourg et le village d'Os-singen. Comme on devait protéger le vrai pas-sage par une fausse attaque, ou plutôt par unpassage secondaire sur le point de Paradis, ondétacha du convoi quatre barques ordinairesavec huit des petits pontons de Zurich , qui for-
expressément réservés pour conduire les bateaux detransport destinés au passage de l’avant-garde, afind’éviter l’inconvénient qu’il y aurait eu d’exposer aupremier feu de l’ennemi des charretiers du pays peuaguerris, qui auraient pu s’en effrayer , et mettre dela confusion dans le convoi.