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un endroit où la chaîne de montagnes, qui bordele Rhin , laisse une ouverture par laquelle ouaperçoit au fond d’une gorge le fort de Ho-hentwiel ; le terrain qui occupe l’espace comprisentre ces montagnes, est une plaine d’environdouze cents toises (/dus de deux kilomètres )de largeur, qui s’étend d’Esmishofen à Biberen,et qui est traversée par le grand chemin qui vade Stein à Stockach , par Ramsen et Singen . C’estpar cette gorge que devait déboucher le généralLecourbe, et ce fut le lieu qu’il me désigna pournotre opération. Je choisis pour l’emplacementdu pont, le point qui répond au milieu de cetteplaine, afin d’être à la fois au plus grand éloi-gnement possible des deux flancs, que les hau-teurs lui procuraient contre nous. Les abords duRhin sur ce point n’étaient pas toutefois sansdifficultés; un rideau fort escarpé et de plus de5o mètres ( i5o pieds ) d’élévation , régnait lelong de la rive gauche; cependant l’escarpementde ce rideau n’était pas absolument contigu aurivage; à l’endroit marqué pour le pont, il lais-sait entre lui et le bord de l’eau un terrain peuélevé, d’une centaine de pas de largeur. C’étaitsur cette plage, qui s’étendait en pente doucejusqu’au lit du fleuve, que je me proposais defaire déposer les bateaux de débarquement avantl’instant de les lancer à l’eau ; mais il n’était rien