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lestement, qu’avant neuf heures du matin, toutle corps d’armée, composé de trois divisions etd’une réserve de cavalerie, se trouvait de l’autrecôté du Rhin . A mesure qu’ils étaient au-delàdu pont, les differents corps se formaient clansla plaine et s’avancaient en bon ordre ; le grosdes troupes se dirigea vers Ramsen et Singen ,une colonne se porta sur la droite pour s’ap-puyer au lac de Zell, et une autre à la gauchemarcha vers Schaffhouse en traversant le Stof -felwald pour se réunir aux troupes employéesà la fausse attaque de Paradis.
espèce de police, pour prévenir la confusion et le dé-sordre ; et, malgré tous nos efforts, nous ne pûmes em-pêcher que les troupes des différentes armes ne s’y pré-cipitassent à la fois, et ne s’y accumulassent. Cette sur-charge fit prendre l’eau à la plupart des bateaux quis’étaient fort desséchés depuis un mois qu’ils étaientmontés sur leurs haquets au parc de Kloten ; quelques-uns étaient à moitié submergés, et je ne fus pas sansinquiétudes pour la sûreté du pont. J’envoyai sur lechamp des détachements d’hussards dans les villages deReichlingen et d’Ezweilen , avec ordre de m’amenertous les enfants , avec les seaux , gamelles et instru-ments de cuisine qu’ils pourraient y trouver. Je plaçaidans chaque bateau deux ou trois de ces enfants, quien eurent bientôt vidé l’eau , et au bout de quelquesheures, les bordages s’étant resserrés par l’humidité, iln’y eut plus aucun danger.