1 8o CAMPAGNE DE L’ARMÉE
attaques et qu’il ne put les entamer (i). La divi-sion Richepanse, qui n’avait pas encore donné,étant arrivée au secours de notre gauche, nostroupes, ianimées par ce renfort, attaquèrentl’ennemi avec une nouvelle vigueur qui achevade décider la victoire.
La nuit arrivait lorsque l’ennemi commença às'ébranler de toute part et à nous céder le champde bataille; il se retira sur Sigmaringen où ilrepaya le Danube . Ou estime sa perte, dans cettejournée, à pies de quatre mille hommes tués oublessés : nous lui prîmes trois mille prisonniers,cinq pièces de canon et plusieurs caissons. Lecorps du général Saint-C\r, qui avait pris posi-tion à Liebtingen, sans avoir éprouvé une bienforte résistance , détacha , le lendemain , à lapoursuite de l’ennemi, la division ÎScy, qui lemit en désordre et lui fit encore quinze centsprisonniers.
Après l'affaire, l’armée prit position, sa droiteau lac de constance, sa gauche au Danube , près
(i) Ces attaques furent extrêmement vives, et lavictoire flotta longtemps incertaine, malgré le courageet l’intrépidité de nos troupes, qui seules n’auraientpeut-être pas suffi pour l’enchaîner , sans le sang-froidextraordinaire et les talents supérieurs du général eachef.