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rivière, qui étaient occupées par un corps très-nombreux, soutenu d’une forte artillerie. 11 fittourner la droite de l’ennemi par un corps decavalerie, qui ne pouvant passer à gué à causedes bords marécageux de la Riss, s'y porta augalop par Biberach , et le chemin de Mcmmin-gen ; et avec le reste de sa division , il passadirectement la rivière et s’avança en gravissantles hauteurs. Cette attaque impétueuse nousrendit maîtres de la position de l’ennemi, qu’ilnous abandonna, laissant le terrain jonché demorts et de blessés.
Nous fîmes, dans cette journée, deux mi lieprisonniers aux Autrichiens , qui perdirent en-core à peu près un égal nombre d’hommes tuéset blessés, et nous trouvâmes, en outre, à Bi-berach , des magasins considérables. L’ennemise retira au-delà de l’iller, dont il rompit lesponts.
Le lendemain, 20 floréal ( 10 ??iai'), l’ailedroite, qui n’avait pas pris part à cette alïhire,quitta sa position sur l’Aitrach, pour passer l’Iller et marcher sur Memmingen . La division Mon-trichard se présenta pour passer cette rivière àAitrach ; quoique le pont fût rompu, et malgréla résistance de l’ennemi, cette division seule leculbuta, et s’empara du plateau qui est entrel’iller et Memmingen. La division Lorges , qui