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S2 6 CAMPAGNE DE L’ARMÉE
et le 7 frimaire an 9 ( novembre 1800}commença une campagne d’inver, qui fut aussihabilement conçue que rapidement exécutée (1).Les suites de la victoire à jamais mémorable deHohenlinden en complétant la défaite de l’arméeennemie, portèrent le découragement et la ter-reur jusqu’au sein de la capitale de l’Empire.Le 29 frimaire , nous n’étions plus qu’à quel-ques marches de Vienne , et les Autrichiens endéroute 11’ayant plus que de faibles obstacles à
(1) La relation de cette campagne, qui fut terminéedans l’espace de vingt-deux jours, exige plus de déve-loppements que n’en comporte le plan auquel je mesuis astreint, et le passage de l’Inn à Neupeurn , qui enfait partie , s’étant effectué presque sans résistance, etsous la protection d’une forte artillerie, sa descriptionserait peu utile et peu intéressante après celle du pas-sage du Rhin à Reichlingen, avec lequel il a beaucoupde conformité. Ainsi, je me bornerai à observer quele succès de toute cette campagne , fut une suite dugain de la bataille de Hohenlinden , qui se livra le 12frimaire ( 3 décembre ) , et qui mit une déroute com-plète dans l’armée autrichienne.
L’ennemi perdit, par cette bataille et par les com-bats qui en furent la suite , tout le pays compris entrel’Iser et la rivière d’Erlaph , douze à quinze mille hommesmorts ou blessés, vingt-cinq mille que nous fîmes pri-sonniers , avec cent quarante pièces de canon et desmagasins immenses qui tombèrent en notre pouvoir.