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HISTOIRE DES PAPES.
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S
Saint Pierre témoigna dans la suite le zèle le plus ardentpour son maître. Jésus voyant que plusieurs de ses disciples,rebutés de la sévérité de sa morale, l’avaient abandonné, s’a-dressa aux douze apôtres :
<( Et vous, ne voulez-vous point aussi me quitter? » Pierrerépondit sans hésiter et au nom de tous : « A qui irions-» nous, Seigneur? Vous avez les paroles de la vie éternelle;» nous croyons et nous savons que vous êtes le Messie, Fils» de Dieu . » Dans une autre occasion, Jésus demandant àses apôtres ce qu’ils pensaient de lui, Pierre fut encore lepremier à répondre : « Vous êtes le Verbe, Fils du Dieu)) vivant. » Le Sauveur lui dit : « Vous êtes bien heureux,» Simon, fils de Jean, parce que ce n’est point la chair et le» sang qui vous ont révélé ceci, mais mon Père qui est dans« les cieux. Et moi, je vous dis que vous êtes Pierre, et» que sur cette pierre je bâtirai mon Église : et les portes de» l’enfer ne prévaudront point contre elle ; et je vous don-n nerai les clefs du royaume des cieux ; et tout ce que vous» lierez sur la terre sera lié dans les cieux; et tout ce que» vous délierez sur la terre sera délié dans les cieux. »Cette réponse de Jésus-Christ à saint Pierre a fait naîtretrois difficultés sur lesquelles les théologiens disputent depuislongtemps.
La première est fondée sur ces paroles : « Vous êtes Pierre,)> et sur cette pierre je bâtirai mon Église. »
La seconde est venue de cette promesse du Sauveur, quidit en parlant de son Église : « Les portes de l’enfer ne pré-)) vaudront point contre elle. » Les ultramontains prétendentque ces paroles assurent au pape le privilège de l’infaillibilité.