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HISTOIRE DE SAINT PIERRE.
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aucune preuve que son sang ait été répandu à Rome , malgréles assertions de Baronius , de Fleury, etc. Baillet affirmeque les deux apôtres Pierre et Paul furent martyrisés lemême jour, et conduits à la prison de Mamertin, qui était aupied du Capitole. Mais d’après la relation d’un religieux bé nédictin qui a fait un long séjour dans la capitale du mondechrétien, il paraîtrait que l’endroit désigné encore aujour-d’hui sous ce nom ressemble très-peu à une prison, et seraitau contraire un de ces anciens cloaques où se déchargeaientles ordures de la ville.
L’opinion générale sur le martyre de saint Pierre est qu’ilfut crucifié la tête en bas. On fixe sa mort à l’an 66. Saint Augustin dit que cet apôtre alla au supplice en montrant degrandes marques de faiblesse.
La seconde Épître qu’il écrivit avant sa mort présente lesmêmes incertitudes que sa première lettre de Babylone ; onignore même dans quelle année ce précieux trésor fut con-fié à l’Église. Elle est adressée aux fidèles dispersés dansl’Asie , le Pont, la Cappadoce et les provinces voisines. Illeur recommande de suivre la morale des prophètes et desautres apôtres, et de se préserver des faux prêtres qui niaientJésus-Christ, blasphémaient contre la Divinité, et s’abandon-naient aux débauches les plus infâmes. L’apôtre désignaitainsi les nicolaïles, qui prenaient leur nom de Nicolas, l’undes sept premiers diacres de Jérusalem , chef d’une secte oùles hommes méprisaient le mariage et se livraient à desactes monstrueux de sodomie.