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HISTOIRE DES PAPES
[U. S.]
en vers et en prose, et nous avons encore quelques fragmentsde ses poésies latines et des vers grecs dans l’Anthologie .On trouve aussi dans les commentateurs de Spartien uneépitaphe que cet empereur fit en l’honneur d’un cheval dechasse qu’il avait beaucoup aimé.
Mais Adrien était cruel, envieux, jaloux de ceux qui ex-cellaient dans les arts; impudique, superstitieux et adonné àla magie : malgré ses vices, il parvint à se faire rendre leshonneurs divins par un décret du sénat.
Il apaisa les guerres qui étaient commencées, battit lesJuifs, nation toujours opiniâtre, massacra six cent mi l InIsraélites, dispersa le reste des tribus, avec défense de re-tourner dans leur patrie ; et ces malheureux étaient contraintsd’acheter à prix d’or la triste consolation de pleurer un jourdans l’année sur les ruines de Jérusalem .
Titus Fulvius Antonin, dit le Pieux, succéda à l’empereurAdrien, dont il avait épousé la fille, et pour laquelle il montrade lâches complaisances.
Ce prince était d’une beauté remarquable, sobre, libéral,avec un esprit judicieux et des sentiments élevés. Il gouvernal’empire avec tant de sagesse, que sa réputation se répanditpar toute la terre. Les rois devraient faire graver en lettresd’or sur leurs palais sa belle maxime : « Il vaut mieux sauver» un seul citoyen que tuer mille ennemis. »
Marc-Aurèlo Antonin, dit le Philosophe, était fils d’An-nius Yerus, qu’Adrien avait fait adopter par Antonin le Pieux , auquel il succéda. Il avait épousé la fille de son pré-décesseur, Faustine, dont les adultères causèrent un grandscandale dans l’empire.