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HISTOIRE DE DENIS.
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le texte des saintes Écritures, prétendait que Jésus-Christ régnerait sur la terre pendant mille ans, et que les saintsjouiraient dans le ciel de toutes les voluptés des sens. Néposétablissait ses opinions sur l’Apocalypse de saint Jean , et ilentraîna dans sa doctrine un grand nombre de fidèles : l’his-toire ne nous fait pas connaître les mesures que prit Denis,évêque de Rome , pour détruire cette hérésie.
Peu de temps après, la doctrine de Paul de Samosate ,évêque d’Antioche , souleva des querelles violentes dans l’É-glise : Zénobie , reine de Palmyre , princesse d’un mérite au-dessus de son sexe, voulant connaître la religion chrétienne ,s’adressa à l’évêque Paul pour être instruite sur les mys-tères : mais ce prélat avait des opinions singulières pour lesiècle; il appelait le Christ un homme, et non pas un dieu;il enseignait aux peuples la morale sublime de l’Évangile, etnégligeait de les instruire des dogmes de la religion. Les évê-ques d’Orient, scandalisés de sa conduite, s’assemblèrent àAntioche , et le poursuivirent comme « un loup qui ravageait» le troupeau du Seigneur. » Le concile, animé du zèle fana-tique qui a toujours distingué les assemblées ecclésiastiques,procéda au jugement de Paul de Samosate . Par son élo-quence, le prêtre philosophe parvint à suspendre la condam-nation qu’on était sur le point de prononcer contre lui etcontre sa doctrine. Dans la suite, on s’aperçut que Paul avaitusé de dissimulation, et qu’il ne corrigeait ni ses sentimentsni ses mœurs : alors les pères s’assemblèrent de nouveau aunombre de soixante-dix, et le condamnèrent pour s’être jouéde leur crédulité et des intentions pacifiques de Firmilicn,qui avait présidé au premier synode.