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Le culte chrétien n’avait point encore d’autels; unesimple table de marbre servait à la communion des fidèles ;cependant la discipline était très-sévère pour ceux qui avaientcommis des homicides, des adultères, des incestes, ou quiétaient convaincus d’apostasie. Dans les premiers temps onexigeait une confession publique; l’Église grecque et orien-tale avait établi un prêtre pénitencier, qui obligeait les cou-pables à se tenir hors des portes de la basilique, avec le sacet le cilice, pleurant et à genoux : on leur imposait des jeûnespour plusieurs années, selon la gravité de leurs fautes.
On établit ensuite des sous-diacres dans les églises ; maisles historiens ne font aucune mention des patriarches, desarchevêques ou des métropolitains. Les évêques des premierssièges s’attribuèrent injustement la suprématie sur ceux de lamême contrée, et quelquefois sur plusieurs provinces qui dé-pendaient des grandes villes. Les papes, à leur tour, ont faitvaloir les mêmes prétentions, et la lâcheté des magistratsleur a donné les moyens de rendre très-réels des droits imagi-naires de juridiction spirituelle et temporelle.
La persécution de Dioclétien commença à se ralentir enItalie , après la mort du pape Marcellin, et s’éteignit mêmebientôt en Afrique. Alors les évêques de Numidie s’assem-blèrent à Cirthe pour donner un pasteur à cette ville, maisces prélats étaient tous des apostats ; les uns avaient livré leslivres saints aux païens, les autres étaient souillés de grandscrimes : ils furent bientôt d’accord, et ils élevèrent sur le siègede la capitale des Numides un évêque célèbre dans l’histoireecclésiastique par ses débauches et par ses incestes.
Les auteurs sacrés rapportent à la même époque le martyre