[IV. S.]
CRIMES DES EMPEREURS.
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Valentinien II ou le Jeune eut à soutenir une guerre ter-rible contre le tyran Maximus, qui passa les Alpes , l’obligeade se sauver à Thessalonique et même en Orient.
Théodose arrêta ce dangereux ennemi, lui livra une ba-taille sous les murs de Milan , où Maximus fut tué, et rétablitValentinien sur le trône; mais ce prince infortuné ne jouitpas longtemps du pouvoir; il termina misérablement sesjours à Vienne en Dauphiné, où il fut étouffé par ses eunu-ques, qui le pendirent afin de laisser supposer qu’il s’étaitétranglé de désespoir.
Valentinien et Théodose , pour se rattacher le clergé etaffermir leur autorité, firent des lois qui défendaient d’offrirdes sacrifices aux faux dieux, d’ouvrir les temples des païens,de conserver des idoles, ou même de brûler de l’encens enl’honneur des dieux pénates.
Théodose , surnommé le Grand, était Espagnol de nation :l’histoire a placé ce prince parmi les rois que leurs grandesqualités ont élevés au-dessus des autres hommes. Pendanttoute la durée de son règne, il n’eut point d’autres penséesque celles de rendre ses sujets heureux et de faire honorerla Divinité par le culte de la véritable religion. Théodose ,élevé sur le trône par son mérite, eut le bonheur de releverl’empire lorsqu’il était près de sa chute, et son autorité futchérie des peuples, qu’il gouverna toujours avec les soins etl’affection d’un père.
Ce prince non-seulement eut assez de valeur pour con-quérir ses états; mais encore, ce qui est plus glorieux, lafortune lui ayant livré un autre empire, il eut assez de gran-deur d’àme pour le rendre au jeune Valentinien : enfin sa