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HISTOIRE D’HILAIRE.
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Deux affaires importantes vinrent dans la même annéeaccroître l’influence du saint-siège sur l’Espagne : Sylvain,évêque de Calahore, avait choisi un prêtre de l’église de Tar-ragone, et l’avait ordonné évêque malgré l’opposition de sonprélat. Les évêques de la province s’étant rassemblés en con-cile pour juger le différend, ne purent tomber d’accord, etils eurent la faiblesse d’écrire au saint-père pour lui deman-der quelle devait être leur décision.
L’autre affaire regardait Nundinaire, évêque de Barce-lone, qui en mourant avait désigné pour son successeurIrénée , déjà évêque d’une autre ville, et lui avait laissé tousles biens qu’il possédait. Les prélats de la province, se con-formant à la volonté du défunt, d’après le consentement duclergé, du peuple et des notables, consentirent à la mutationd’Irénée , et l’obligèrent seulement à en demander la confir-mation au pontife. Les évêques commirent ainsi deuxfautes graves qui les rendaient dépendants du saint-siège,et par leur imprudence ils fournissaient aux papes les moyensd’agrandir chaque jour leur autorité.
Vers le commencement de l’année 467, le nouvel empe-reur Anthémius étant venu à Rome prendre possession del’empire, Hilaire craignit que les hérésies de l’Orient nes’introduisissent dans l’Église d’Occident par la protectionde Philothée, hérétique macédonien et favori du prince, quiavait déjà permis à toutes les sectes de tenir des assemblées.Le saint-père se déclara contre la liberté de conscience, etosa même adresser des reproches à l’empereur devantl’assemblée du peuple, dans l’église de Saint-Pierre : il me-naça le monarque de soulever les provinces contre son