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HISTOIRE DES PAPES.
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conserver dans les diptyques les noms d’Acace et de Fla-vita ; et par son obstination la réunion des Églises fut encoreretardéei
Après la mort de l’empereur Zénon, Anastase, prince dé-vot jusqu’à la superstition, monta sur le trône. A Constan-tinople comme à Rome , l’audace du clergé s’était tellementaugmentée par la faiblesse des empereurs, que le patriarcheosa accuser Anastase , devant l’assemblée du peuple, d’être unhérétique indigne de commander à des chrétiens, et refusade le couronner avant que le prince eût donné sa professionde foi par écrit et se lût engagé par un serment solennel àne rien changer dans la religion.
Il eût été à désirer qu’Euphémius se fût adressé à unprince aussi fier que l’infortuné don Carlos, fils unique dePhilippe II , roi d’Espagne. Le trait d’histoire auquel noustaisons allusion mérite d’être rapporté à cause de sa singula-rité : le cardinal Espinosa, gouverneur du jeune prince, s’op-posait à ce qu’un comédien nommé Cisneros fût admis auprèsde don Carlos ; mais ce jeune homme, le prenant par labarbe, lui dit avec emportement : « Quoi ! petit curé, lu as» l’audace de te jouer à moi, et tu oses défendre que Cisne -» ros vienne se divertir avec moi !... par la vie de mon père,» il faut que je te tue ! » Ce qu’il eût exécuté si les courti-sans qui les entouraient n’eussent désarmé le prince. Les rois,dans leurs querelles avec le clergé, devraient suivre l’exem-ple de don Carlos, et réprimer l’insolence des prélats quiveulent s’immiscer dans les affaires de la nation.
. Le pape Félix écrivit à l’empereur Anastase pour le féli-citer de son élévation sur le trône, et l’assurer de son respect