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HISTOIRE DE 8YMMAQUE.
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qu’un pontife eût été soumis au jugement de ses infé-rieurs !.
Déjà la tyrannie du clergé pesait sur les peuples et sur lesrois; etThéodoric, par sa faiblesse, rendit plus lormidableencore la puissance des évêques de Rome .
Les évêques d’Italie , assemblés en concile dans la basi-lique de Jules, s’abstinrent de visiter Symmaque trop ou-vertement, pour ne pas se rendre suspects ; mais ils tirenttoujours mention de lui dans leurs prières publiques, pourmontrer qu’ils étaient en sa communion. Le pape demandaaux pères que l’on fît retirer l’évêque visiteur, appelé contreles règlements par une partie du clergé et par les notables,et qu’on lui restituât tous les trésors qu’il avait perdus. Théo-doric repoussa ses demandes, ordonnant que Symmaque ré-pondrait avant tout à ses accusateurs, et il lit transférer leconcile dans la basilique du palais de Sessorius.
Plusieurs prélats, dans l’intérêt de la justice, proposèrentde recevoir le libelle des accusateurs ; mais leur opinion lutrejetée comme attentatoire à la dignité du saint-siège, et sousprétexte qu’il s’y trouvait deux défauts essentiels. Symma que , rassuré par les dispositions des prélats qu’il avait ga-gnés à sa cause par des promesses ou par de l’argent, se ren-dit au concile, suivi d’une foule nombreuse de ses partisans.Alors les ennemis du pape, désespérant d’obtenir un juge-ment équitable, et rendus furieux par son attitude audacieuse,attaquèrent le cortège, lancèrent une grêle de pierres sur lesprêtres qui l’accompagnaient, et les auraient massacrés, si letumulte n’eût été arrêté par les troupes du roi, qui chargèrentles rebelles. Les partisans de Symmaque , usant à leur tour