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» oseraient célébrer des messes dans quelques-unes des égli-» ses romaines, sans le consentement de Symmaque , ils se-» ront punis comme schismatiques ! »
Ce décret fut souscrit par soixante-douze évêques; maisbeaucoup d’autres, persuadés que le pape ne s’étant pas jus-tifié ne pouvait être absous des crimes qu’on lui imputait,refusèrent de signer. Les premiers préféraient éviter le scan-dale en rendant un jugement contre leur conscience, afin queles ariens ou les autres adversaires de l’Église n’eussent pasdes motifs aussi puissants de mépriser les catholiques. Le car-dinal Baronius dit lui-même que les pères du concile « ont» voulu ensevelir sous un profond silence les marques d’in-» famie dont les ennemis du pontife ont voulu le flétrir. »
A cette époque, les évêques de Rome reconnaissaient en-core l’autorité des rois ; ils s’adressaient à eux pour obtenirla permission d’assembler les conciles nationaux, ils s’y pré-sentaient pour se justifier des crimes intentés contre eux, etsubissaient les jugements.
Le peuple refusa de se soumettre aux décisions du con-cile, et les amis de Laurent attaquèrent la validité du juge-ment : alors Symmaque , ne pouvant apaiser les troubles quimenaçaient de devenir encore plus violents, rassembla unnouveau synode. Quatre-vingts évêques, trente-sept prêtreset quatre diacres composèrent cette assemblée : le diacreEnnodius, l’un des plus lâches adulateurs du siège de Rome ,chargé de réfuter le libelle des laurentiniens, s’acquitta decette mission en véritable esclave du pape, et termina sesharangues en déclarant le pontife le plus vertueux, le pluspur, le plus saint de tous les hommes. Cet écrit, que nous