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HISTOIRE DE JEAN I".
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» monter ce cheval ne put jamais le dompter, et fut obligée» de le faire ramener au pontife. »
Grégoire le Grand explique pieusement cette fable, et enajoute une autre encore plus extraordinaire : il prétend qu’enentrant à Constantinople par la porte Dorée, un aveugle priale saint-père de lui rendre la vue; ce qu’il fît en mettant lamain sur ses yeux, en présence de tout le peuple.
Anastase le bibliothécaire ne parle point de ces miracles :il nous apprend seulement qu’on rendit à Jean de grandshonneurs, et que les populations allèrent à sa rencontre jus-qu’à douze milles, bannières et enseignes déployées. L’empe-reur, ravi de pouvoir contempler le successeur de saintPierre, se prosterna à ses pieds, et lui demanda à etre cou-ronné de sa main.
Le patriarche Épiphane invita ensuite le pape Jean à offi-cier; mais par un sentiment d’orgueil inconcevable il nevoulut accepter cet honneur qu’après avoir obtenu d’être as-sis non-seulement à la première place, mais encore sur untrône. Le patriarche de Constantinople se rendit aux désirsdu saint-père, non parce qu’il le regardait comme son supé-rieur en dignité, mais parce qu’il considérait en lui l’ambas-sadeur d’un puissant roi.
Exalté par son fanatisme, l’empereur repoussait toutes lesremontrances au sujet des ariens; alors Jean, ayant recoursaux larmes, lui représenta que sa conduite envers les héré-tiques aurait de terribles conséquences pour les catholiquesd’Italie , et il lui arracha la promesse de rendre aux ariens laliberté de leur culte. D’autres historiens soutiennent au con-traire que le pontife, bien loin de s’acquitter de la mission
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