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I.
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HISTOIRE DES PAPES.

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[ 535 .]

soutenait contre eux, et il déclara très-orthodoxe la mêmeproposition que son prédécesseur avait excommuniée.

Cependant le saint-père avait délibéré plus d’une année,et avait même écrit en Afrique pour s’éclairer des opinionsdes savants. Ferrand, disciple de saint Fulgence, habilethéologien, répondit à la consultation avec toute la subtilitédes prêtres de nos jours. Il conclut conformément à la doc-trine de son maître et très-favorablement pour l’empereur,qu’on pouvait dire : « Ce n’est pas un de la Trinité qui a» souffert et qui est mort, mais bien une des trois personnes» de la Trinité. »

Le pape lança des anathèmes contre les religieux grecs quiétaient venus à Rome pour défendre leur doctrine, et surtoutcontre Cyrus, député des moines acémètes : en humiliant ainsiles nestoriens, Jean relevait les acéphales, protégés par l’im-pératrice, et faisait comprendre aux deux partis ce qu’ils n’ou-blièrent pas dans la suite, que le saint-siège n’était pas in-flexible, et qu’avec de l’or on pouvait obtenir la rétractationd’un premier jugement.

Vers la même époque, Jean reçut des lettres de saint Cé-saire d’Arles et des autres prélats des Gaules , relativementà Contumeliosus, évêque de Riez, convaincu de crimesénormes par sa propre confession. Le pontife ordonna quecet évêque serait interdit de toutes ses fonctions et enfermédans un monastère pour faire pénitence le reste de ses jours.

Le pape Jean Mercure mourut le 26 avril 535, après avoirtenu le siège trois ans et quatre mois.