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HISTOIRE DE SILYÈRE.
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Anlhime, et à faire chasser Mennas du siège de Constanti-nople. En même temps Bélisaire recevait l’ordre d’engagerSilvère à souscrire à ses projets ; et, dans le cas d’un refus,il lui était enjoint d’accuser le pontife d’avoir conservé desintelligences secrètes avec les Gotlis, et d’avoir voulu leurlivrer la ville par une nouvelle trahison. Le saint-père futmandé au palais : Bélisaire et sa femme Antonine, confidentede l’impératrice, l’engagèrent à obéir, en renonçant au con-cile de Chalcédoine , et en approuvant par écrit la croyancedes acéphales.
Silvère , placé entre deux périls, redoutant la colère duprince et la vengeance du clergé, demanda à rassembler sonconseil : les prêtres se prononcèrent unanimement contre laproposition, le menaçant de la déposition comme traîtreet prévaricateur, s’il cédait aux menaces de leurs ennemis.Alors il refusa ; et pour éviter la vengeance des Grecs il seretira dans l'église de Sainte-Marie Sabine.
Bélisaire l’accusa publiquement de perfidie envers l’empe-reur, et produisit comme témoins un avocat nommé Marc,et un garde prétorien, qui affirmèrent qu’il leur avait remisdes lettres adressées à Yitigès, roi des Goths . On somma lepontife de comparaître une seconde fois au palais impérial,en lui promettant sous serment de ne point attenter à saliberté.
En effet, après la conférence, Silvère fut reconduità l’égliseoù il avait établi sa retraite.
Mais ayant été mandé une troisième fois, il comprit queses ennemis voulaient le surprendre, et qu’il lui serait im-possible de résister plus longtemps.