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HISTOIRE DES PAPES.
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petite muraille que l’oft construisait, et s’enfuit de Con-stantinople , Il se réfugia dans l’église de Sainte-Euphémie deChalcédoine , et feignit, pour échapper à la colère de l’empe-reur, d’être tombé dangereusement malade.
Justinien lui envoya plusieurs personnes de distinctionpour l’engager à sortir de Sainte-Euphémie et à rentrer dansConstantinople , où il recevrait toutes les satisfactions qu’ilpourrait désirer. Le pape repoussa les avances du prince,et le menaça de décider de sa seule autorité les questions re-ligieuses des trois chapitres, si l’on refusait de les soumettreau jugement d’un concile d’évêques d’Occident . En effet ilrendit un décret, que l’on nomme constitution pour le dis-tinguer du premier jugement; et dans cette bulle, adresséeà l’empereur, il révoquait les anathèmes qu’il avait autrefoislancés contre ceux qui adoptaient les trois chapitres. Nou-velle preuve que le saint-siège n’était pas infaillible!
Le cinquième concile de Constantinople continuait tou-jours ses délibérations malgré l’absence de Vigile : et lespères condamnèrent les trois chapitres, et repoussèrent lesprétentions du pape comme attentatoires aux libertés del’Église.
Ainsi les conciles des premiers siècles examinaient, sou-vent même rejetaient et condamnaient les décisions du souve-rain pontife. Encore une preuve évidente qu’ils ne regar-daient pas ces décisions comme revêtues du caractère d’in-faillibilité !
Le cardinal Baronius a voulu contester l’autorité du con-cile de Constantinople , mais le cardinal Noris en a fait l’apo-logie dans une belle et savante dissertation historique où il