[VIT. S.] CRIMES DES ROIS, des REINES et des EMPEREURS. 221
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raidîtes, rassemblèrent une armée de plus de, di^ millehommes, et vinrent assiéger Médine . «y
Informé de leurs préparatifs de guerre, Mahomet ! avait
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mis la ville en état de défense et l’avait fait entourer d’unretranchement ; il se mit à la tête des troupes, et allai %am-per sur une colline avec trois mille croyants, alin de défendreles approches de la cité. Les deux armées restèrent en pré-sence pendant plus de vingt jours, et engagèrent seulementquelques escarmouches à coups de flèches et de pierres ; en-fin les principaux chefs des "Koreïschites ayant osé défier lesmusulmans en çombat singulier, trois d’entre eux tombèrentsuccessivement sous le cimeterre redoutable d’Ali, gendre deMahomed . Ces trois combats malheureux inspirèrent unegrande terreur aux infidèles ; ensuite, comme par l’ordre deDieu , et pour augmenter la confusion, un vent d’est s’éleva> sur l’horizon et vint s’abattre avec violence sur les ennemis :les étendards furent arrachés de terre, les tentes déchirées,et les retranchement^ renversés. Les musulmans furent aucontraire respectés par l’élément destructeur et n’éprouvè-rent aucun dommage.
Tous ces prodiges exaltaient le fanatisme des sectateurs duProphète et abattaient le courage de ses ennemis ; aussi, sousle prétexte d’une question de prééminence qui avait diviséles chefs confédérés, pour le commandement général, les tri-bus se débandèrent et retournèrent dans leurs foyers. Maho-med publia aussitôt que l’ange Gabriel lui avait ordonné d’al-ler détruire les Koraïdites, qui, au mépris de l’alliance qu’ilslui avaient jurée, s’étaient joints à ses ennemis pour l’accabler.En effet il marcha contre eux, sans laisser à ses troupes le