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HISTOIRE DES PAPES.
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stantinople, le patriarche envoya des ambassadeurs à Rome pour proposer au saint-père de lui vendre le titre de pape del’Église grecque. Les députés, chargés de riches présents,furent accueillis favorablement par Jean XIX ; et le marchéétait sur le point de se conclure, lorsque le bruit s’en étantrépandu, des clameurs s’élevèrent de toutes les parties de lachrétienté, et forcèrent le pontife à ne point accomplir unpareil scandale.
Gui, moine d’Àrezzo, vivait à cette époque, et venait d’in-venter la gamme : on raconte que frappé des difficultés queprésentaient les méthodes musicales pour l’enseignement duchant religieux, il imagina la notation des sons, et composaune nouvelle méthode de musique avec Michel, religieux dePomposie, qui travaillait également à cette découverte.
Nous donnons une lettre du célèbre moine dans laquelle ilrend compte d’une entrevue qu’il eut aveclepape. « J’espère,» écrivait-il à son ami, que ceux qui viendront après nous)) prieront pour la rémission de nos péchés ; car ils nous de-» vront d’apprendre dans une seule année ce qui ne s’acquiert» qu’après dix ans d’études sérieuses. Le pape Jean, qui gou-» verne aujourd’hui l’Église romaine, ayant entendu parler de» notre école, et de quelle manière notre antiphonier apprend» aux enfants en quelques heures les chants qui leur sont in-» connus, m’a envoyé des messagers chargés de me conduire» auprès de lui. Je me suis rendu à Rome avec Grégoire,» abbé de Milan , et Pierre, prévôt des chanoines d’Arezzo,)) homme très-savant pour notre temps ; sa sainteté m’a reçu» avec joie et m’a longtemps entretenu en feuilletant notre» méthode, qu’elle regarde comme un prodige. Le pontife en