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HISTOIRE DES PAPES.
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» n’est pas possible de la résoudre légèrement. Nous écrirons» d’abord au pontife, pour l’exhorter à la paix et à vous» rendre justice. » Tous les Pères accédèrent à cette proposi-tion, et une lettre synodale fut adressée au saint-père.
Dans cet écrit, les évêques d’Allemagne se montrèrent pro-fondément affligés de la discorde qui s’était élevée entre l’autelet le trône ; ils reprochèrent au pontife l’abus qu’il faisaitde son autorité en voulant anéantir la puissance impériale,en lui enlevant ses privilèges et en empiétant chaque jour surses prérogatives.
Malgré le vif mécontentement qu’Urbain éprouva de lalettre des prélats d’Allemagne , il n’en demeura pas moinsferme dans sa résolution d’excommunier l’empereur, et il lecita à Vérone pour qu’il eût à s’entendre juger et anathéma-tiser. Cette nouvelle démarche du saint-père ne lui réussitpas : les habitants de Vérone , effrayés des conséquences quipouvaient résulter pour eux de l’inimitié de Frédéric, chas-sèrent le pape de leur cité, et l’obligèrent à se réfugier àVenise . Dans, cette ville, Urbain reprit tous les avantagesde sa position ; il parvint même à former une ligue contrel’empereur, et à organiser une armée qu’il destinait à secou-rir la terre sainte.
Mais au moment où il commençait à effectuer l’embarque-ment des troupes, il apprit que le sultan Saladin , après avoirbattu l’armée chrétienne et fait prisonnier le roi Guy de Lu-signan à la journée de Tibériade , s’était emparé de la villede Jérusalem , et avait subjugué tout le royaume. Urbain enéprouva un chagrin si violent qu’il tomba malade, et mouruttrois jours après, le 19 octobre 1187.