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HISTOIRE DURBAIN VI .

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quaient ces ravissements extatiques; ce qui semblerait con-firmer cette opinion, cest quelle mourut quelques moisaprès dans un paroxysme de folie hystérique.

La révélation de sainte Catherine fut dun faible secours àUrbain, et narrêta point son compétiteur, qui augmentaitchaque jour ses conquêtes, soit par les armes, soit par lesnégociations.

On expliquerait difficilement cette prédilection des peuplespour Clément ; car ce pape nétait ni moins avide, ni moinscruel, ni moins infâme que son rival ; et si lon en juge par lachronique du moine anonyme de Saint-Denis , nous dironsquil méritait dêtre maudit de Dieu et des hommes. « Clé-» ment, suivant le docte religieux, profitant de lindolence» du roi et des grands pour les libertés et les coutumes de» lÉglise gallicane, avait accablé dimpôts les ecclésiastiques» et les communautés, et avait encore dépassé Boniface VIII » et Jean XXII dans lart dextorquer de largent et de faire» affluer les richesses des nations dans les trésors de la chan-w cellerie apostolique. A lexemple de son compétiteur, il» avait créé trente-six cardinaux, véritables vampires, es-» cortés dune légion de procureurs armés de bulles expec-» tatives, et prêts à sabattre sur les bénéfices vacants dans» les églises cathédrales et collégiales, dans les prieurés con-» ventuels, ou dans les maisons hospitalières.

» Non seulement le pontife, au mépris des décrets de ses» prédécesseurs, autorisait ces abus, mais encore il gardait» pour lui-même les meilleurs et les plus riches diocèses.» A la mort dun prélat, il mettait en campagne des col-» lecteurs ou des sous-collecteurs de la chambre apostolique