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» ils poussaient le scandale de leurs inimitiés jusqu a obliger» les ecclésiastiques auxquels ils conféraient quelques béné-fices, à leur promettre par serment de ne jamais recon-» naître comme pontife leur compétiteur; ce qui prouve leur» intention de rendre le schisme éternel. »
Cependant les membres de l’Université, les magistrats,un petit nombre de prêtres vertueux, et quelques chefs desdiflérents ordres religieux, furent profondément affligés desmalheurs des peuples, et voulurent mettre un terme aux dis-putes scandaleuses des papes, en ramenant l’union dans lachrétienté. Deux moines de l’ordre des chartreux , chargés dela mission délicate de sonder les intentions des cours deRome et d’Avignon , se rendirent d’abord auprès de Boniface,qui les accueillit avec distinction et parut approuver leursconseils : en les congédiant, le saint-père leur donna pour leroi de France une lettre dans laquelle il offrait de s en re-mettre à la décision du monarque , lorsqu’il lui aurait permisde lui adresser quelques canonistes romains pour éclairer saconscience. Les deux religieux se dirigèrent ensuite versAvignon pour faire à Clément les mêmes exhortations qu’àBoniface; mais Clément ne les reçut pas avec autant de bien-veillance, il les fit saisir, sans autre formalité, dès qu’ils furententrés dans la ville, et les fit appliquer à la question, pour lespunir d’avoir été à Rome sans son autorisation.
Cette arrestation mit en émoi l’ordre entier des char-treux; le supérieur adressa aussitôt une supplique au roide France pour demander la liberté de ses frères et pourréclamer contre cette violation du droit des gens. Charles Y1
se rangea du parti des religieux, et fit écrire à Clémentvi. 3