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HISTOIRE DES PAPES.
[XVII. S.]
trer les puissances du Nord dans les affaires de l’Europe occi-dentale , dont jusqu’alors elles avaient été exclues; enfin ilassura l’indépendance des Provinces-Unies .
Dès que la paix lut conclue, Ferdinand IV ne s’occupaplus que du soin d’affermir le trône impérial dans sa maison;il fit élire roi des Romains son fils aîné; et ce prince étantmort quelques années après, il songea à faire passer la cou-ronne au jeune Léopold, son second fils. La mort vint lesurprendre, en 1057, avant qu’il eût réalisé ce projet. CommeLéopold n’avait alors que dix-huit ans, les états déférèrent larégence de l’empire à l’archiduc Léopold, frère de Ferdi-nand III , et lui offrirent même la couronne impériale, qu’ileut la grandeur d’âme de refuser. Son neveu n’imita pas cenoble exemple; il se fit proclamer chef suprême de l’em-pire romain germanique l’année suivante, et vint se fairecouronner à Francfort le 1 er août 1658. Toutefois les élec-teurs avaient eu soin de se mettre en garde contre les em-piétements de ia maison d’Autriche, . et avaient exigé dujeune prince une capitulation qui lui interdisait la faculté desecourir l’Espagne dans ses guerres d’Italie; ils voulurentmême lui interdire toute espèce d’intervention dans les af-faires de Suède ; mais le rusé Léopold sut habilement éli-miner celte dernière proposition, et faire effacer l’articleportant que si l’empereur violait ses engagements, il seraitconsidéré comme ayant abdiqué l’autorité souveraine.
Tandis que l’influence de la maison d’Autriche en Alle-magne se. trouvait considérablement diminuée, elle prenait,au contraire, dans la Bohême et dans la Hongrie , une exten-sion démesurée. Le premier de ces royaumes avait été dé-