[XVII.S.] CRIMES DES ROIS, des REINES et des EMPEREURS. 25
Je grand roi à conclure la paix de Nimègue . Cette guerreentre la France et l’empire n’eut aucun résultat important,si ce n’est d’avoir décidé les états à former des ligues offen-sives et défensives, et à organiser des armées permanentes.
En Hongrie , les troubles continuaient toujours, par sukedes persécutions excitées par les jésuites contre les protes-tants ; le palatin Wesseleny s’était d’abord mis à la tète desinsurgés, mais il avait été vaincu par les armées impériales;et les proscriptions, au lieu de diminuer, s’étaient accruesconsidérablement. Après Wesseleny, les comtes Zrini, Na-dasty, Fangipani, Trassemback, Michel Tekeli et beaucoupd’autres magnats avaient pris les armes pour la défense deleurs concitoyens, et comme lui avaient été accablés par lenombre de leurs ennemis et forcés de se soumettre.
Léopold, maître enfin de réaliser ses projets ambitieux,déclara la couronne de Hongrie héréditaire dans sa maison;et sous prétexte de pacifier le pays, il établit un gouvernementmilitaire despotique et un tribunal d’inquisition, qui fonc-tionnèrent admirablement l’un et l’autre et envoyèrent aubûcher tous ceux qui étaient suspectés d’être hostiles à l’em-pereur ou aux jésuites, soit protestants, soit catholiques. 11en résulta que les Hongrois de l’une et de l’autre communion,mettant de côté leurs anciennes inimitiés, se réunirent pourécraser l’ennemi commun, appelèrent à leur secours Abaffiou Apafi, vayvode de Transylvanie , les pachas voisins, laFrance , et se préparèrent à recommencer une lutte terribleavec l’empire.
Aux premiers bruits de guerre, Émeric Tekeli, le fils de
l’un des comtes qui avaient pris part aux dernières insur-
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IX.