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IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

[XVII. S.]

gagner à son parti Henri de ïalleyrand, comte de Chalais,maître de la garde-robe de Louis XIII et favori de ce prince.Ellev réussit, et bientôt elle prit sur son nouvel amant unascendant tel, qu’il n’osa rien lui refuser, et qu’il entra danstous les complots formés contre le cardinal-ministre, pourle faire renvoyer de la cour, et pour rendre l’exécution deleurs projets plus facile en éloignant du roi un homme dontils redoutaient la vigilance et la pénétration. Le maréchald’Ornano, gouverneur de Gaston, fut également initié à laconjuration, puis beaucoup d’autres seigneurs; « enfin elle» devint si grande, affirme Richelieu lui-même dans ses mé-» moires, que non-seulement les deux reines, les princes du» sang, les grands officiers de la maison du roi, les prin-» cesses, les dames de la cour et les huguenots, mais encore» les Hollandais, les Danois, le duc de Savoie , l’Angleterre et» l’Espagne en étaient. »

Le cardinal-ministre ne tarda pas à deviner où voulaienten venir ses ennemis, et pour leur enlever tout espoir deréussite, il engagea le roi à marier Gaston d’Orléans avecmademoiselle de Montpensier, et pressa l’accomplissementde cette union avec l’activité qu’il apportait dans tous lesprojets qui importaient à sa politique.

Comme ce mariage renversait toutes les prévisions desconjurés, et comme ils connaissaient trop bien le cardinalpour savoir qu’il leur ser ait impossible de faire plier celtevolonté de fer, ils résolurent d’en finir avec lui et de l’assas-siner dans sa propre maison de Fleury. Henri de Talley-rand s’engagea même à lui porter le premier coup, et fitfabriquer un poignard pour le frapper.