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IX.
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[XVII. S.] GRIMES DES ROIS, des REINES et des EMPEREURS. 105

fut le chef de cette race bâtarde des d’Orléans qui ont étési funestes à la France .

Malgré les ennuis de toutes sortes dont il était accablé parsuite de l’ascendant qu’avait pris sur lui Richelieu, le roi nevoulut pas le renvoyer, il prit seulement un favori pour con-trebalancer son influence , et reporta toute son affection surle beau Cinq-Mars, second fils d’Antoine Coiffier d’Efliat,maréchal de France, jeune homme dont le cardinal avaitcommencé la fortune en le faisant nommer, à l’âge de dix-neuf ans, grand écuyer du roi. Celui-ci, obligé de se plieraux caprices du monarque, supportait avec peine le joug quilui était imposé, et disait en parlant de Louis XIII : « Que» je suis malheureux de vivre avec ce Ganymède émérite» qui m’obsède jour et nuit de sa tendresse ! » Néanmoinsl’ambition lui faisait dissimuler ses véritables sentimentsdevant le roi; il mettait au contraire tous ses soins à luiplaire, et cherchait à capter sa confiance pour nuire à Riche-lieu et le supplanter dans l’esprit du souverain. Plusieursfois il osa môme parler d’en finir avec le cardinafeministrepar un coup de poignard, chose à laquelle sa majesté n’étaitpas éloignée de consentir, au dire de madame de Motteville,qui s’explique formellement à ce sujet dans ses mémoires :« Le grand écuyer, dit-elle, accusait son bienfaiteur d’être» jaloux de la grande amitié qu’avait sa majesté pour lui, et» se plaignit souvent de ce qu’il voulait le faire passer aux» yeux du roi comme un sujet ingrat, manquant d’intelli-» gence et de cœur; il ne pouvait surtout lui pardonner de» s’être opposé à sa nomination de duc et pair, et à son» admission au conseil. Il ouvrit sôn âme et ses oreilles auxix. 14

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