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IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

11702 .]

» qu’on ne m'aura pas convaincu juridiquement d’avoir sou-» tenu quelqu’une de ces propositions, on ne saurait tenir» mes croyances pour suspectes. Néanmoins, pour rassurer» les consciences alarmées, j’ajouterai cette profession de» foi : « Je crois qu’étant obligé d’aimer Dieu , comme la» fin vers laquelle nous tendons, toutes les actions qui ne lui» sont pas rapportées, et qui ne sont motivées par quelque» mouvement de charité ou d’amour, sont autant de péchés.» J’affirme que c’est un grand péché d’assister à l’office divin» sans aucun sentiment de pénitence et avec la volonté de» persévérer dans les débordements d’une vie condamnable ;» je ne crois pas que la dévotion envers les saints et la Vierge» consiste principalement dans les vaines formules et dans» les pratiques ridicules que nous enseignent certains rituels ;» enfin je déclare qu’en lisant les Lettres de Saint-Cyran,» les Heures de Dumont, les Conférences de Luçon , la Mo-» raie de Grenoble , j’agis conformément aux prescriptions» de l’Église, qui recommande la lecture des livres religieux» dûment approuvés. »

Quarante docteurs se réunirent pour répondre à cette con-sultation. Us déclarèrent que les sentiments de l’ecclésias-tique n’étaient point condamnables, et qu’on pouvait luidonner l’absolution sans exiger aucune rétractation. Cettedécision fut imprimée à Paris , et tirée à un nombre prodi-gieux d’exemplaires. Les molinistes s’ameutèrent contre lesquarante docteurs qui avaient approuvé le cas de conscience;et le fougueux Bossuet les poursuivit avec une violence ex-trême. L’évêque de Chartres imita son exemple, ainsi quel’archevêque de Paris , le cardinal de Noailles. Ce prélat déclara