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en gros caractères dans un cartouche exposé sur une table,avec des cassolettes et des bougies allumées. Les manda-rins lui rendaient cette adoration quand ils prenaient pos-session de leurs gouvernements, et les bacheliers lorsqu’ilsrecevaient leurs degrés ; les gouverneurs des villes et les gensde lettres la renouvelaient deux fois par mois. Pour ce quiétait des cérémonies célébrées en l’honneur des morts, ellesétaient au nombre de trois et se pratiquaient à différentesépoques. Celle qui avait lieu avant l’inhumation consistait àplacer le portrait du défunt sur une table devant le cercueil,et au-dessus d’un cartouche qui portait le nom du mort.Des deux côtés on rangeait avec symétrie des fleurs, desparfums et des bougies allumées ; après quoi, les parents etles amis venaient prendre part au deuil, saluaient le cercueil,se prosternaient, frappaient la terre avec leur front, et dé-posaient auprès du cartouche les parfums, les fleurs, lesfruits et les bougies qu’ils avaient apportées.
La seconde cérémonie commémorative avait lieu deux foispar an ; ces jours-là, chaque famille dressait une table surlaquelle se trouvait placé le portrait de l’ancêtre le plusillustre. À droite et à gauche, sur des tablettes, étaient tracésles noms des autres morts de la famille, avec la qualité, l’em-ploi, l’âge et le jour du décès de chacun d’eux. Tous lesparents s’assemblaient dans cette salle, et venaient déposersur la table des carafes de vin, des plats de viandes, desparfums et des bougies, sans manquer de faire les génu-flexions et les saluts d’usage.
La troisième cérémonie ne se pratiquait qu’une fois chaqueannée, au commencement du mois de mai. Les chefs de fa-