Band 
IX.
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HISTOIRE DES PAPES.

[1715.]

pour aucun des deux partis théologiques qui déchiraient leroyaume; ce qui ne l’empêchait pas d’adresser quelques joursaprès au duc de Chevreuse un mémoire dans lequel il l’aver-tissait, toujours sous le sceau du secret, « qu’il voudrait être» débarrassé des théolQgiens de Louvain qui occupaient des» dignités ecclésiastiques dans son diocèse; qu’il n’osait pas» les renvoyer de sa seule autorité, parce qu’ils étaient chéris» des fidèles, et qu’en les persécutant il courrait le risque de» se faire lapider; mais qu’il demandait en grâce que le roi» ordonnât l’expulsion de tous les prêtres de Louvain , sans» exception même des non-jansénistes, pour couper court» à la possibilité d’en employer de suspects. En outre, il» suppliait sa majesté de vouloir bien forcer les professeurs» de l’université de Douai à donner leur démission pour» conférer leurs emplois aux jésuites. »

Des relations fort étranges s’étaient établies entre l’arche-vêque de Cambrai et celui qui devait être son successeur, letrop fameux abbé Dubois, ainsi qu’il paraît par une volumi-neuse correspondance, dans laquelle Fénélon s’étend fortlonguement sur les convenances de caractère, sur une estimeprofondément sentie, sur des services mutuels de haute im-portance qui l’unissaient à Dubois. On suppose même qu’ilprêta les mains au mariage clandestin de l’abbé, d’après lestermes d’une lettre qu’il écrivait à madame Rougault, femmede l’intendant de Poitiers , son ancienne consœur en guyo-nisme ; « Je Vbus recommande vivement, madame, l’affaire« grave et dillicile que Dubois a dans votre province, et pour» laquelle votre mari peut fort efficacement servir cet abbé,» mon meilleur ami depuis un grand nombre d’années, un