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et pour l’arrêter, Clément XII déclara la guerre aux sociétéssecrètes, et fulmina une bulle terrible contre les francs-maçons, qui avaient établi des loges en Angleterre, en Écosse ,en France, en Allemagne et en I talie.
Sa Sainteté défendit, sous peine de mort, à ses sujets dese faire affilier ou d’assister à une assemblée de francs-maçons,ou même d’engager quelqu’un à entrer dans la société pro-scrite, ou seulement de prêter aide, secours, conseil ou re-traite à l’un de ses membres; elle enjoignit en outre auxfidèles, sous des peines corporelles très-graves, de dénoncerceux qu’ils suspecteraient d’en faire partie et de révéler toutce qu’ils parviendraient à connaître touchant cette associationhérétique et séditieuse. Ces proscriptions, au lieu d’arrêterl’essor de la franc-maçonnerie, contribuèrent à lui donnerun élan extraordinaire, et l’Europe fut bientôt couverte d’unnombre prodigieux de loges.
Les initiés prétendent que l’institution de leur ordre re-monte à l’antiquité la plus reculée; et ils disent « qu aussitôt« qu’il y eut des êtres souffrants, il y eut des maçons pour» les soulager; qu’aussitôt qu’il y eut des hommes injustes,» des maçons se montrèrent pour réparer les injustices ;» qu’aussitôt qu’il exista des fourbes et des oppresseurs, des» maçons se montrèrent pour les combattre ! »
Des commentateurs ont placé le berceau de la maçonneriedans le pays des anciens Iduméens, sous le règne du troi-sième roi des Israélites , du grand Salomon, et ont supposéqu’après la construction du fameux temple de Jérusalem , leroi juif avait rassemblé en société tous les ouvriers qui avaientconcouru à l’édification du monument. D’autres historiens