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stamment donné lieu à de justes plaintes et à de graves récri-minations. L’acte de condamnation relatait les principauxouvrages des bons Pères, cités comme extrêmement dan-gereux à cause des doctrines qu’ils y professaient sur lasimonie, le blasphème, la magie, les maléfices, l’astrologie,l’irréligion, l’idolâtrie, l’impureté, le faux témoignage, l’a-dultère, l’inceste, la sodomie, le vol, le suicide, le meurtre,le parricide, le régicide. Enfin l’arrêt se terminait par uneliste de rois, de princes, d’évêques et de papes égorgés ouempoisonnés par les disciples d’Ignace de Loyola .
Sa Sainteté, pour contre-balancer la décision prise par leparlement, réunit en consistoire secret les cardinaux dévouésà l’institut, et après leur avoir fait une allocution violentecontre les princes, les ministres, les magistrats, les jansé-nistes et les philosophes de France , elle leur donna connais-sance d’une protestation entièrement libellée de sa main, etconçue en ces termes :
« Nous, Clément XIII , vicaire du Christ, successeur de» l’Apôtre , dans l’infaillibilité de notre lumière, nous con-» damnons, réprouvons et maudissons tout ce que les ma-» gistrats français ont tenté contre la religion, l’Eglise uni-verselle, le saint-siège apostolique et les constitutions» pontificales, en proscrivant les compagnons de Jésus . En» outre, nous déclarons, décrétons et ordonnons, par la» force de ce statut consistorial et solennel, que tous les«mandats, arrêts, décrets, édits, ordonnances, censures,» sentences, jugements et déclarations émanés du pouvoir» laïque au royaume de France, relativement à l’extinction» et à la dissolution de ladite société de Jésus , ont été, sontix. 49