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remplacer au gouvernement politique de Rome , et quitta laville apostolique le 2 novembre. A Turin , il trouva plusieurspersonnages envoyés par Napoléon pour augmenter son cor-tège et rendre sa marche plus imposante. Le 26, il arriva àFontainebleau , où l’attendait l’empereur. Il y demeura quel-ques jours pour se reposer, et en repartit le 28 avec Napo-léon pour faire son entrée dans Paris . Les évêques récalci-trants imitèrent la conduite du pape et firent leur soumission.
Au jour marqué pour la cérémonie du sacre, Pie VU serendit à l’église Notre-Dame , revêtu d’une chape étincelantede pierreries, la tiare en tète, escorté d’un clergé nombreux,et précédé, selon l’usage romain, d’un officier qui portaitlapantoulle sacrée sur un coussin, ce qui excita l’hilarité desParisiens et nuisit beaucoup à la gravité du cortège; il avaità ses côtés deux cardinaux-diacres assistants, le cardinalBraschi, neveu de Pie YI, et le cardinal de Bagane ; un peuen avant, étaient le cardinal-évêque Antonelli et le cardinal-diacre de l’Évangile Caselli. Sa Sainteté fut conduite à l’undes trônes qui avaient été élevés dans l’intérieur de la nef,pour attendre l’empereur. Dès que sa majesté fut entrée, lacérémonie commença. Napoléon se plaça à genoux avec l’im-pératrice pour recevoir l’onction sacrée; puis il se leva, et,sans attendre que Pie YII le couronnât; il lui enleva le dia-dème des mains, le posa sur sa tête, et couronna ensuiteJoséphine.
Le lendemain de cette grande solennité, Chiaramonti,qui nourrissait le secret espoir de faire servir sa condescen-dance aux intérêts du saint-siège, réclama l’abolition des ar-ticles organiques. Napoléon ne se montra nullement disposéx. 49