[XIX. S.)
CONSULAT.
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le trône en vertu du vote de deux cent dix-neuf députés, et prendle nom de Louis-Philippe I er , roi des Français !
Les premières années du dix-neuvième siècle offrent sanscontredit les plus belles pages de notre histoire ; et quel quesoit le jugement que prononceront les générations futuressur le coup d’état du 18 brumaire, il n’en restera pas moinsavéré que l’avénement de Bonaparte au pouvoir ouvrit pourla France une ère de prospérité, imprima aux esprits uneimpulsion extraordinaire qui enfanta des prodiges dans lessciences, dans les arts, dans l’industrie, dans le commerce,dans l’agriculture, et conquit au peuple français la premièreplace parmi les nations.
Bonaparte, investi de la plus haute dignité de la Répu-blique , songea immédiatement à faire décréter par les deuxcommissions des Cinq-Cents et des Anciens une nouvelleconstitution, pour s’assurer le temps et les moyens de réa-liser les grandes choses que son génie avait conçues.Cet acte organique, connu sous le nom de constitution del’an VIII, fut proclamé le 24 décembre 1799. Il établissaitle gouvernement consulaire en France , et reconstruisait toutl’édifice social sur de nouvelles bases; il créait un Sénatconservateur composé de quatre-vingts membres inamo-vibles et à vie, pour choisir dans les listes de candidats quiétaient présentés par les assemblées communales, départe-mentales et nationales, les législateurs, les tribuns, les con-suls, les juges et généralement les premiers fonctionnaires
de l’Etat; il instituait un Tribunat composé de cent membresx. 55