[XIX. S.]
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Burgaw et l’Ortenau seraient adjugés , partie à ces deuxprinces, partie à l’électeur de Bade; qu’enfîn l’indépendancedes Républiques batave et helvétique serait solennellementreconnue.
De son côté, la Prusse se hâta de renouveler son allianceavec l’empereur ; et pour faire oublier ses manifestations hos-tiles, elle consentit à céder «à la France les pays d’Anspachet de Bareuth, Clèves, Neufchâtel, sous la condition queNapoléon lui permettrait d’enlever à l’Angleterre l’électoratde Hanovre. Quant au royaume de Naples , l’empereur an-nonça à l’Europe que Ferdinand IV et sa dynastie avaientcessé de régner. B chargea son frère Joseph Bonaparte d’exécuter ses volontés avec Masséna, qui dirigeait les opé-rations militaires. Mais si la fortune lui paraissait favorabledans toutes ses expéditions sur terre, par contraste elle sem-blait prendre plaisir à lui faire essuyer d’effroyables désas-tres sur mer. Le combat naval de Trafalgar, où périt le fa-rouche Nelson, porta un coup terrible à la marine françaiseet espagnole, et affaiblit la honte des défaites qu’avaientessuyées les Anglais dans les guerres sur le continent.
Sur ces entrefaites mourut l’implacable ennemi de laFrance, celui qui pendant vingt-trois ans avait pesé sur l’Eu-rope , celui qui avait appelé sur son propre pays toutes sortesde calamités, l’exécrable William Pitt , le représentant decette race de voleurs saxons qui opprime l’Angleterre, qui tientl’Irlande en esclavage, et pressure l’univers entier-à la hontede l’humanité ! La mort de Pitt fit arriver au ministère soncélèbre antagoniste Fox, qui ouvrit aussitôt des négociationsavec la France ; mais il ne put les mener à bonne fin ; huit mois