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tenants le soin de donner la chasse aux Anglais ; installa sonfrère Joseph sur le trône d’Espagne , et reprit la route de laFrance , où sa présence devenait plus nécessaire que jamais.En effet, la guerre avec l’Autriche présentait de graves dan-gers ; Napoléon commençait à douter des bonnes dispositionsdu roi de Prusse à son égard ; il savait que l’empereurAlexandre ne se dispensait que par pudeur de se joindre àses ennemis ; il n’ignorait pas que l’Angleterre avait rassem-blé une armée de cent mille hommes qu’elle pouvait jeter àl’improvisle sur un point donné pour opérer des diversionssubites; et qu’enfin le cabinet de Vienne avait organisé cinqcent seize mille hommes, divisés en trois corps d’armée prêtsà agir isolément ou d’ensemble , suivant sa propre tactique ;qu’en outre, François I er avait fait travailler l’esprit public enAllemagne par des écrits calomniateurs, pour exciter contrela France le sentiment de la nationalité.
Dès qu’il fut de retour à Paris , l’empçreur commanda denouvelles levées, et réunit sous les drapeaux cent soixante-seize mille hommes avec lesquels il résolut de frapper un deces coups terribles qui avaient tant de fois étonné l’Europe .Le 12 avril 1809, ayant appris par le télégraphe que les Au-trichiens avaient passé l’Inn et chassé le roi de Bavière de sesétats, il partit de sa capitale et vint prendre le commande-ment de ses troupes ; le 19 avril, il atteignit l’ennemi, rem-porta successivement six victoires en six jours, ramena leroi de Bavière triomphant dans Munich , contraignit lesAutrichiens à évacuer les lieux dont ils s’étaient emparés,et après un mois de combats, fit capituler Vienne . Néan-moins la guerre n’était pas terminée, et il dut encore gagnerX. 88