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26 (1766) La suite de l'histoire d'Afrique; savoir l'histoire moderne de Barbarie, des royaumes de Maroc et de Fez, d'Alger, de Tunis, de Tripoli, de Barca, et l'histoire de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ou des chevaliers de Malthe
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OCCIDENTALE DAFRIQUE. Liv. XX. Chap. XIV. 5mandant de le servir fidèlement dans lautre Monde, coutume barbare, qui Sectt©wmarque quils ont quelque idée imparfaite dun état à venir. Avant que de la- .

crifier ces malheureuses victimes de la superstition & de lignorance, on ri ^ s ^ '

L soin de les régaler de ce que le Pays produit de plus délicat. On enterre /re K íoavec elles autant de vin & de provisions que lon juge quil en faut pour Sestos £?le voyage, & on leur recommande de nen rien cacher à leur Maître. Dun Sierra-autre côté toutes les femmes qui ont eu quelque liaison avec celle du défunt, Leeua ~ _se rendent auprès delle, & se jettent à ses pieds, en répétant Byune, cest-à-dire, consolez-vous, ou essuyez vos larmes. Enfin le corps est mis fur uneplanche, ou fur une petite civiere, & deux hommes le portent fur leurs é-paules au lieu de la sépulture. On jette avec lui dans la fosse les esclaves quiont été sacrifiés, les nattes, les chaudrons, les bassins & las autres ustensilesdont le défunt se servoit. On le couvre dune natte, sur laquelle on jette assezde terre pour arrêter les mauvaises odeurs. Les parens élèvent une petite cabaneau-dessus du tombeau, & plantent au coin du toit une verge de fer, à laquel-le ils suspendent les armes du mort. Si cest une femme quon ait enterrée,ils y attachent au - lieu darmes, les bassins & les gobelets dont elle se ser-voit. Pendant plusieurs mois ils apportent tous les jours des vivres & desliqeurs , pour nourrir le mort dans le Monde ils le croient passé (a).

Cest la coutume denterrer toutes Jes personnes dune famille dans le mêmelieu, à quelque distance de leur habitation quelles puissent mourir. Lescimetières font ordinairement dans quelque ancien village abandonné, quiprend alors le nom de Ta?nburby. Ils étranglent les esclaves qui doivent êtreenterrés avec les Personnes de distinction, parcequils croient le sang hu-main trop précieux pour être répandu. Cette barbare coutume commenceà sabolir dans plusieurs cantons, & dans ceux elle est encore en usage,les esclaves se cachent souvent aussitôt que la vie de leur Maître est en dan-ger. A-la-vérité ils sexposent à des reproches à leur retour, de ce quayantmangé le pain de leur Seigneur ils refusent de mourir avec lui (/;). Ils ontencore une autre coutume, cest que les proches parens & les amis dunmort observent un jeûne après les funérailles. II nest que de dix jours pourles personnes du commun, mais de trente pour le lloi ou pour un Hommede distinction. Ceux qui sengagent à lobferver, jurent en levant les deuxmains au Ciel, quils ne goûteront pas de riz pendant cet intervalle, quilsne boiront aucune liqueur quon tienne dans un vase, quils nauront aucuncommerce avec leurs femmes, quils ne porteront que des pagnes noirs &blancs ; les femmes font vœu de laisser pendre leurs cheveux, de coucherpar terre, & de se priver desembrassemens de leurs maris. A la fin du jeû-ne , les pénitens levent les mains au Ciel pour le prendre à témoin quils ontrempli leur engagement (c).

II ny a point de Nation parmi les Negres, les cérémonies & les for- Vfagesjmmalités soient en plus grand nombre que chez les Quojas ; & le moyen le S?- Cf _' splus infaillible de se concilier leur affection , cest de marquer du goût pour ^ uojas 'leurs usages. Ils en ont plusieurs qui font honneur à lhumanité. Une fem-me accusée dadultere par la seule déposition de son mari, est déclarée in-

0 ) Dspptr, p.m.261. (b) Lc même, p.asia. (c) Le même, p. 102,203.

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