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26 (1766) La suite de l'histoire d'Afrique; savoir l'histoire moderne de Barbarie, des royaumes de Maroc et de Fez, d'Alger, de Tunis, de Tripoli, de Barca, et l'histoire de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ou des chevaliers de Malthe
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74 HISTOIRE DES PAYS DE LA COTE

Sjjctioh La Compagnie entretient dc Jamesfort un commerce réglé avec divers. X . V1, lieux voisins. Elle envoye à Saint*Jago & aux autres Isles du Cap Verd tou-Gnmbso* tes lottes de grains, & en apporte du sel , qui est une des marchandisesCommerce à meilleur débit fur la rivière de Gambie. Elle fait Commerce à Cachauxlueies Eu-en cire, mais avec peu de profit, parceque cette cire est souvent si saleropéens q U 0 n y perd vingt ou trente pour cent. Le principal Commerce de Gam-y fini &c . e ft ce [ u j Jelor, des esclaves, de lyvoire & de la cire ; celui de laCommerce gomme n'a pas été jusquici fort considérable. II y a des années que lesdes An- Facteurs achetent jusquà deux-mille esclaves ; la plupart font des prisonniersglois fur la ^ guerre, des gens enlevés dans les Pays voisins, & des criminels ; il y enGambie* a néanmoins qui font des enfans desclaves que les Portugais élèvent pour' ]es vendre. Comme le nombre de ceux qui ont été enlevés par trahison estassez grand, les Facteurs de la Compagnie ont ordre de ne les pas acheter- fans en avoir informé lAlkade ou Chef du lieu , pour quil prenne les in-formations nécessaires. Depuis que le Commerce des esclaves a rapportétant de profit aux Princes Negres, lexercice de la Justice est devenu plussévere, & tous les crimes, même des fautes légeres, font punis de l'escla-vage ; le meurtre, le vol, ladultere font confondus avec les moindres fautes.Moore raconte quun Negre de Mayer , voulant tuer un tigre qui dévo- 'roit une chevre, tua par hazard un homme. Le Roi, bien-quinformédescirconstances du fait, le condamna avec toute fa famille à être du nombredes esclaves quil devoir vendre aux Anglois.

Lyvoire est le troisième article de Commerce, cc qui fait que les Man-dingues apportent quelquefois un grand nombre de dents délephans. Ils seles procurent, ou par la chasse en tuant ces animaux à coups de fléchés &de dards, ou par leurs recherches des carcasses de ceux qui font morts natu-rellement. Mcore ne décide point si ces animaux en changent. La plus grossequil ait jamais vue pefoit cent-trente livres ; le prix du quintal augmentebeaucoup par la grosseur des dents, fans aucun égard à la couleur.

La cire tient le quatrième rang dans le Commerce de Gambie ; tous lesPays qui font le long de cette riviere en fournissent une prodigieuse quan-tité. Les Negres suivent avec les abeilles assez la même méthode quon aen Europe. Dailleurs outre la gomme, dont le commerce na pas encoreété porté bien loin ni perfectionné, il y a plusieurs autres articles moinsconsidérables que celui-ci, (k qui ne laisseroient pas dêtre avantageux si onfavoit les mettre à profit;les François fe font en quelque façon rendu maî-tres du Commerce de la gomme fur le Sénégal (*).

Commerce Avant que de quitter ce sujet, il faut encore donner une idée du Com*ífeí . l r ? n / ' merce que les François & les Portugais font fur la riviere de Gambie. LePortugais* Comptoir dAlbreda appartient aux premiers, il sy fait un commerce assezS ' considérable, mais qui le deviendroit beaucoup plus, suivant Moore, si lesFacteurs François nétoient pas convenus avec les Anglois, de ne point haus-ser

C*) Nous ignorons quelles fuites la prise de cet Etablissement par les Anglois pourraavoir à cet égard ; mais nous osons dire hardiment que à on le garde, la gomme fera tou-jours le grand article du Commerce dAfrique.